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Articles avec #palestine tag

La reconnaissance de l'état palestinien, victime du remaniement ?

Publié le par Marine HAY

Jérusalem, 2015 Crédits: Marine Haÿ

Jérusalem, 2015 Crédits: Marine Haÿ

Alors que Mahmoud Abbas est en France pour une visite de deux jours (15 et 16 avril 2016), la reconnaissance de l’état palestinien tant attendue par l’Autorité palestinienne n’a plus rien d’une promesse.

C’est un engagement que Laurent Fabius a emporté avec lui dans ses cartons : la reconnaissance de l’état palestinien. Un argument censé peser dans la balance des négociations de paix que la France souhaite relancer entre Israël et l’autorité palestinienne. Si –miracle !- les négociations aboutissaient, la reconnaissance aurait été une conséquence logique. Si – et c’est bien plus probable- elles échouaient, le ministre des affaires étrangères souhaitait que la Palestine soit reconnue comme un état à part entière, suivant ainsi la tendance exprimée lors du vote à l’assemblée nationale en décembre 2014, et dans différents pays de l’Union Européenne.

L’échéance était même datée : 2017 au plus tard, avant l’élection présidentielle.

Seulement cette reconnaissance ne se décide pas au quai d’Orsay mais à l’Élysée. Et entre temps, le remaniement est passé par là, en février. Laurent Fabius, avait fait de ce sujet l’une de ses priorités. Et quelques semaines après son départ, on affirmait au ministère que c’était aussi celle de Jean-Marc Ayrault. Ce dernier s’est engagé à poursuivre et à défendre l’initiative française. Mais lors de sa visite au Caire, le 9 mars dernier, il affirmait qu’en ce qui concernait la reconnaissance, plus rien ne serait « automatique ». Qu’il n’y avait pas de préalable aux discussions.

Un retour de veste que François Hollande devra faire accepter à son homologue palestinien, s'il veut donner une chance au processus de paix.

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Chopin et les Chrétiens de Palestine

Publié le par Marine HAY

Chopin et les Chrétiens de Palestine

La Belle Promise (Villa Touma) est le dernier opus de Suha Arraf, en salle le 10 juinAprès la fiancée syrienne, et les Citronniers, elle dépeint le quotidien des « derniers » chrétiens de Ramallah, après la guerre des six jours. Incapables de s'adapter aux changements de leur monde ils sont prisonniers de leur convention, comme du mur.

Nous sommes à Ramallah. La guerre des six jours vient de se terminer, et Badia (Maria Zrek) doit quitter son orphelinat pour rejoindre ses tantes, Violette, Juliette et Antoinette. Les sœurs Touma vivent reclues dans leur villa en pierre taillées. Trois vieilles filles, dont la vie a été détruite par la guerre. Depuis, leur quotidien est rythmé par les tâches ménagères et les heures de tricot. Forcément l'arrivée de la toute jeune femme va bousculer leurs habitudes. Pensez-donc ! L'insolente a cinq minutes de retard au dîner !

Dans La Belle Promise, Suha Arraf aborde avec ironie le thème du délitement. Celui de la société chrétienne en Palestine. Alors que les jeunes hommes s'exilent en Amérique, que les terres et la fortune ont été englouties par la guerre, il faut à tout prix sauver les apparences. Badia doit donc se marier. Et afin d'attirer le meilleur parti, elle doit apprendre le français, et jouer du piano. Que Chopin la pardonne...

La jeune femme transgresse et intègre tour à tour ces nouveaux codes. A travers elle, la réalisatrice évoque aussi les relations inter religieuses. Et autant dire que les chrétiens n'ont pas le beau rôle. Que ce soit le jardinier, le prétendant de Badia, ou même sa mère défunte, les sœurs Touma méprisent les musulmans, ces Palestiniens infréquentables pour les grandes dames du monde.

L'importance, c'est donc l'apparence, quitte à s'accrocher à un passé révolu depuis bien longtemps. En cela, la photographie est splendide.

« L'ordre, la perfection et la grandeur qui se dégagent de la villa représentent symboliquement le monde parfait dans lequel ces femmes souhaitaient rester. C'était quelque chose que je voulais montrer à l'écran » a expliqué Suha Arraf.

Un film à la Ozon ?

D'ailleurs, La Belle Promise rappelle vivement les 8 femmes d'Ozon. Une comparaison renforcée par le caractère suranné des personnages, la théâtralité de la mise en scène et son final à rebondissement également. La musique également.

Suha Arraf lui donne un autre sens : « Sans le vouloir, j'ai vu que j'avais écrit un film sur l'occupatio, l'internalisation de l'occupation que chacun se fait subir. J'ai utilisé tous les symboles qu'on retrouve sous l'occupation aujourd'hui, comme la balle d'arme à feu que Khaled donne à Badia. Tout cela explique pourquoi la majeure partie du film se passe à l'intérieur de la villa, qui reflète la réalité de Ramallah, entourée par un mur. »

Il ne faut pas se mentir, La Belle Promise n'est pas un GRAND film. Il ne semble pas avoir cette prétention. Maisvec cet humour pince sans-rire et sa chute énigmatique, Suha Arraf réalise un film aux registres divers. Tantôt les personnages sont tournés en dérision, tantôt il vous agace. Tantôt la fougue raisonnable de Badia vous touche, tantôt c'est son malheur.

Et c'est en cela qu'il gagne son ticket d'entrée ! Faute d'être grand, il est au moins BON.

La Belle Promise de Suha Arraf, en salle le 10 juin.

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Palestiniens, trahis par les leurs

Publié le par Marine HAY

Palestiniens, trahis par les leurs

Le vote devait figurer à l'ordre du jour du 65ème congrès de la Fifa. Un vote pour susprendre Israël, qui restreint régulièrement la liberté de mouvement des joueurs palestiniens. La fédération palestinienne a finalement préféré le compromis au vote... Un pied de nez à tous ceux qui se sont mobilisés.

Palestiniens, trahis par les leurs

Bassem Tamimi est le genre de Palestiniens qui balaie les stéréotypes comme il balaie sa terrasse. Il faut l'avouer, quand on s'invite dans un foyer palestinien, on ne s'attend pas à voir un homme s'occuper des tâches ménagères. "C'est vrai, certains Palestiniens sont conservateurs, mais ici nous ne sommes pas comme ça. Nos femmes manifestent à nos côtés, avec nos enfants." Ici, c'est Nabi Saleh, à quelques encablures de Birzeit. Un petit village en zone C, sous contrôle militaire et administratif israélien. La maison de Bassem se trouve à une centaine de mètres de la colonie d'Halamish. La solide batisse peut donc être détruite à tout instant.

Dans ce contexte, la sérénité de l'homme est plutôt déconcertante. Tout comme son approche non-violente. Chaque semaine, avec les autres habitants du village, il vient manifester contre l'occupation, et pour la paix. Une prise de position d'autant plus courageuse, que l'histoire de sa famille a été marquée par de nombreux décès. L'un des membres de la famille a été tué en plein procès par une traductrice. Un autre est mort, tué par une grenade de gaz lacrymogène en pleine tête. Mais Bassem, membre du Fatah, a étudié, et il souhaite s'inspirer de l'exemple sud-africain. Le plus efficace, selon lui.

La porte de la maison est restée ouverte, et bientôt, Fadi Quran se joint à nous. Il est avocat. Dans de grands sacs en plastique, des ballons, et des feuilles cartonnées. Rouges. Aujourd'hui, la manifestation prend un tour tout particulier. Les habitants ont décidé de soutenir la proposition de leur fédération de football, visant à exclure Israël des championnats internationaux de Football.

"En tant que Palestinien, je me souviens des soldats et des colons qui nous tiraient dessus quand on jouait au foot dans notre stade. L'équipe palestinienne est aujourd'hui toujours victime d'oppression et de discrimination. (...) On appelle aujourd'hui la Fifa à suspendre Israël, jusqu'à ce que les droits de tous les joueurs soient respectés, et que la discrimination cesse,"explique-t-il.

Régulièrement, joueurs, entraineurs et arbitres palestiniens sont retenus en Cisjordanie ou à Gaza par les autorités israéliennes. "Question de sécurité" leur rétorque-t-on à l'envi. Des équipes de colons joue dans le championnat israélien, faisant fi des règles de la Fifa. Il est aussi courant d'entendre "mort aux arabes" dans les tribunes du Beitar Jerusalem. Passons sur les arrestations, détentions, blessures, dont les jeunes joueurs (comme tous les jeunes joueurs palestiniens) font l'objet.

http://mobile.nytimes.com/2015/05/29/opinion/fifa-should-give-israel-the-red-card.html?_r=1&referrer

"Le football est quelque chose qui devrait réunir tout le monde, et c'est justement ce qu'Israël empêche. Il empêche les Palestiniens de s'unir au reste du monde, argurmente Fadi. La Fifa l'a déjà fait avec la Yougoslavie, et l'Afrique du Sud. La situation n'est pas différente."

Fadi Quran et la petite procession s'avance sur la route qui mène au village. Les enfants scandent: "one two free, Palestine free!" Les soldats ont fermé la route. Ils les attendent, comme chaque semaine. Première détonation. Le groupe s'arrêtent, et mais ne rebroussent pas chemin. Le gaz fume, les yeux pleurent. Les enfants sortent leurs petits cartons rouges. L'un d'eux sort de la masse, et vient agiter un carton rouge au nez d'un des soldats postés en bordure de route. Le gamin ne pousse pas la première provocation trop loin et rejoint vite les rangs. Il prend la température. Peut-être bridés par la présence occidentale et les nombreuses caméras, les soldats ne répliquent pas. Ils se contentent d'une autre rafale de gaz. Le garçonnet revient à la charge, accompagnés cette fois de quelques copains et des adultes. Ils provoquent les soldats, agitent leurs petits cartons.

https://www.youtube.com/watch?v=NDiaffSghO4&feature=youtu.be

Pendant ce temps, Fadi Quran échange quelques passes avec un autre habitant, avant de shooter en direction des gros 4X4 stationnés sur la route. Manqué.

La fédération de Football palestinienne, et son président, Jibril Rajoub, ont, eux choisi de s'écraser. En une poignée de main, il a choisi la voix du compromis (voire de la compromission? ) et non celle de la justice. Alors que tous étaient rivés sur leurs écrans, avides de connaitre le nom du nouveau président de la Fifa réélu le même jour, les deux fédérations se sont accordées pour créer un comité chargé d'observer les situations litigieuses.

http://www.euronews.com/2015/05/29/fifa-palestinians-drop-vote-to-get-israel-suspended-from-world-football/

Un Oslo footballistique, en somme.

Les larmes qui ont coulé à Nabi Saleh n'auront servi à rien...

https://nabisalehsolidarity.wordpress.com/tag/bassem-tamimi/

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Une journée à la porte de Damas

Publié le par Marine HAY

Une journée à la porte de Damas

C'est une zone de guerre... Mais pas celle qu'on pense. Je suis à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale syrienne, en plein milieu du quartier arabe de Jérusalem.

La veille, avec l'association « un œil sur la Palestine », nous avions été charmé par le calme de cette zone grise. Des juifs à chapeau et bouclettes y croisaient des keffiehs sans heurts. Certes, sans un regard, et bien sûr sans un mot. En fait, c'était plutôt calme Jérusalem !

Puis une étincelle. Une provocation. Et c'est l'embrasement. 17 mai 2015. Des militants israéliens viennent célébrer la réunification de Jérusalem, en plein quartier arabe. Le 7 juin 1967, lors de la guerre de Six Jours, Israël a annexé Jerusalem-Est, à l'époque sous contrôle jordanien.

En fin d'après-midi, la marche doit partir du centre de la ville et rejoindre la vieille par les portes de Jaffa et de Damas, où je me trouve.

Cette année, plusieurs associations ont demandé que le tracé de la marche soit modifié afin d'éviter les heurts entre Hiérosolymites... Demande refusée par la municipalité israélienne.

http://fr.timesofisrael.com/journee-de-jerusalem-des-ong-deposent-une-requete-a-la-haute-cour/


Résultat, quelques 3000 officiers de police sont disposés dans la ville « afin de prévenir tout incident, trouble à l'ordre public ou affrontements qui pourraient avoir lieu » précise Mickael Rosenfeld, le porte parole de la police de Jerusalem. Il s'agit surtout de permettre au 20 000 à 30 000 manifestants de provoquer les arabes israéliens de Jérusalem.

Plusieurs sont à cheval, d'autres sont à pied, armés. Ils chargent la foule, pour évacuer la zone. Les arabes bien sûr... Des pierres et des bouteilles sont lancées. Plusieurs enfants sont arrêtés. Ils courent, sautent les barrières, et sont récupérés par cinq ou six soldats. L'expression manu militari prend alors tout son sens. La foule hurle, éloignée par les chevaux, les coups pleuvent, même une fois l'adolescent appréhendé.

Les militants israéliens ne seront plus à portée. Alors dans les rues adjacentes, on se venge comme on peut. Un juif orthodoxe reçoit de l'eau dans le dos. Dérisoire...

Les chevaux chargent encore la foule. Ceux qui restent impassibles reçoivent des coups de lanières de cuir. A leurs côtés, un jeune israélien, militant contre l'occupation. Uri est évacué sans ménagement. Quelques mètres plus loin, il relativise : « ils font la différence, ils savent très bien et ils ne sont pas aussi violents avec nous. »

Les militants israéliens, principalement des juifs orthodoxes, sont de plus en plus nombreux à se diriger au pied de la porte. On vient ici avec femmes et enfants. On danse, on chante. A voir de loin cela pourrait paraître festif.

« Aujourd'hui, c'est le jour où ils ont récupéré tout Jérusalem, et le mur des lamentations avec, explique avec fierté Moshe Katz, 20 ans. Je vois les gens devenir fous, parcequ'ils le possédaient et à présent ce n'est plus à eux. Ils ont essayé de nous battre, nous avons combattu, et nous avons gagné. »

A peine quelques mètres plus loin, les choses sont bien moins tranchées. Des femmes palestiniennes se sont assises sur les marches. L'une d'elle, la quarantaine, essuie un crachat mais elle ne bougera pas. «C'est notre terre, devrait-il rester et nous partir ? S'insurge-t-elle. Qu'est ce que ça veut dire! ». Elle n'aura pas le choix, et fera finalement place à plusieurs groupes.

Dans une rue, juste en face, d'autres sont là. La majorité. Des hommes principalement, mais aussi quelques femmes et des enfants qui défient les forces de l'ordre israéliennes. Tous hurlent « Allah Akbar », comme une adresse à leur lieu saint, inaccessible. Aux policiers, à ceux qui dansent plus bas, ils scandent que Jerusalem restera Palestinienne. « Je suis tellement frustrée, explique Malek, 27 ans. Parce que nous n'avons que nos voix pour crier, et pour nous faire entendre du monde, pour leur dire que Jérusalem est occupée, et que c'est contre les lois internationales. »

Crier, tant que la police ne charge pas... Et ça ne durera pas.


Dans leur compte rendu, les forces israéliennes ont répertorié le nombre d'officiers blessés : quatre. En revanche, les chiffres sur le nombre d'arrestations et de blessés parmi les manifestants n'a pas été communiqué.

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Terrestrial Jerusalem : le pire en attendant le meilleur

Publié le par Marine HAY

Terrestrial Jerusalem : le pire en attendant le meilleur

Il est venu nous retrouver au cœur de Jérusalem-Est, au Jérusalem Hotel. Mug de café à la main, curiosité dans les yeux, et rhétorique toute américaine, Daniel Seidemann distribue quelques cartes pour expliquer son combat contre l'occupation. Il est le fondateur de Terrestrial Jerusalem, une ONG fondée en 2010 dont le but est récolter le plus d'informations possibles sur tout ce qui pourrait impacter le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Daniel connait bien le quartier. Contrairement à ses amis de Tel Aviv, qui s'y rendent peu : « ils n'iront pas plus loin que l'american colony hotel, y commanderont un gin tonic, et ils auront l'impression qu'ils font quelque chose de vraiment spécial ! » Daniel appelle ça un « Jewish Safari ». Le reste du temps, ces derniers préfèrent oublier l'occupation.

Lui, s'y confronte. Depuis 25 ans. D'abord comme avocat, il a mené plusieurs combats pour déloger les colons de Jerusalem- Est. Aujourd'hui via son ONG, il explique qu'il communique avec de nombreux organismes, tels que des gouvernements, l'union européenne et mêmes les nations unies.

Depuis son poste d'observation privilégié, il voit les habitants de Jérusalem-Est changer. Surtout depuis juillet dernier, et la mort de Mohammad Abu Khdeir, un adolescent brûlé vif, la population est sur le point de se soulever.

http://www.rtl.fr/actu/international/un-palestinien-tue-par-des-juifs-honore-en-israel-7777435257

« Il y a plus de personnes emprisonnées actuellement que durant toute la seconde intifada » remarque Daniel Seidemann.

C'est pourquoi il milite pour une solution politique. « Le plus gros problème des Israéliens et des Palestiniens est aujourd'hui le même. L'occupation. Pour les Palestiniens, c'est une question de dignité, et c'est aussi essentiel pour Israël, car le pays ne peut pas survivre en tant que puissance occupante. »

Et cela nécessite la création de deux états. En échange de quoi, il espère, une juste reconnaissance d'Israël. En échange de quoi, il sera « en sécurité chez [lui], à trois kilomètres d'ici. »

Il imagine une Jerusalem coupée en deux par une frontière, une ville redevenue capitale, et bien capitale de deux pays. « Pour venir ici le samedi matin, j'aurai alors besoin de mon permis de conduire, mais aussi de mon passeport et de passer une frontière! Est ce c'est sympa ? Non. Est ce que c'est plaisant ? Non. Mais c'est le seul accord possible. » détaille-t-il.

Quant au reste de la Cisjordanie, il envisage un échange de terre. Alors qu'il explique sa position, il ouvre une carte posée devant lui. Son doigt parcourt des lignes plus ou moins précises.

« Il y a aujourd'hui 550 000 colons en Cisjordanie. Si on suit la ligne verte, on n'aura jamais d'accord. L'idée est donc de compenser ce qui est en dehors, par un morceau de terre, égal en taille, et égal en qualité. » L'échange concernerait environ entre 3 et 4% de la surface palestinienne, le reste des colons étant évacué (soit entre 130 000 et 150 000 colons).

Quitte à renforcer la judéisation d'Israël ? Oui, au moins de manière provisoire. Car ce n'est pas la fin du conflit. « Le jour où la frontière est créée, elle commencera déjà à s'éroder. » déclare-t-il. Daniel rejoint le rêve des Palestiniens et des Israéliens vivant ensemble, la frontière ayant fondue dans la création d'un état fédéral...

L'échange de terre assurera, d'après Daniel Seidemann, la continuité du territoire palestinien... Aurait-il oublié Gaza ? Non, mais c'est encore trop compliqué... « L'unité du territoire palestinien doit inclure Gaza, sinon il n'y aura pas d'accord... Mais je ne travaille que sur les prblèmes simples, je ne m'occupe pas des sujets difficiles » lâche-t-il.

Toujours est-il que ses prises de position sont très éloignées de celles du nouveau gouvernement élu. La croissance de la colonisation est exponentielle : entre 5000 et 10 000 nouveaux colons chaque année. « Si le gouvernement Netanyahu gouvernement poursuit la colonisation sous ce gouvernement comme sous les autres, il n'y aura pas d'accord. Et si vous détruisez l'accord, est ce que ca veut dire que les Israéliens et les Palestiniens vont bien s'entendre ? Bien sûr, non ! Jusqu'à maintenant on avait un gouvernement de droite, qui prétendaient négocier. (…) Aujourd'hui, aucun des membres du gouvernement n'est favorable à une solution à deux états. Et quand ils sont favorables à une solution à un seul état, c'est un état sans égalité, un état d'apartheid. »

En revanche, il croit en l'Europe. Plus dans les Etats-Unis. Et en Europe, il verrait bien la France diriger les négociations avec le soutien de l'Allemagne. Un pays qui pourtant insiste plutôt sur "la responsable historique de l'Allemagne envers Israël".

http://t-j.org.il/AboutTJ.aspx

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