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Articles avec #emaru tag

Les chauffards dubaïotes, à l'école de la bonne conduite

Publié le par Marine HAY

 

Faites l'expérience. Sérieusement. Fermez les yeux. Non, ne trichez pas. Je vous ai vu. Je vous donne deux mots. Pas plus. Pas moins. Et vous me faites une phrase avec. 

 

"Points" et "Permis". 

 

Qui a trouvé? La majorité d'entre vous s'est plantée. Car vous vous imaginez tous que je me suis pris une prune. Encore une, dirait mon père. Mais ça, c'est à Paris, sur mon Vespa. 

 

road-Dubai.jpg

 

A Dubaï, si j'avais eu la chance de faire partie des 1000 gagnants qui recevront un prix pour "bonne conduite" cette année, au contraire, j'aurais pu me vanter de mes "bons points", gagnés à bord d'un bolide, à bord duquel je n'aurais commis aucune infraction au code de la route.

 

Je vous dresse le tableau. L'année dernière, et cette année de nouveau, la police de Dubaï a signé un partenariat avec le groupe Al Habtoor pour récompenser les conducteurs respectueux du code de la route. Ainsi, ces as du volant se verront offrir des nuits d'hotels, ou encore des diners dans de luxueux restaurants.

 

Le compte est on ne peut plus simple: aucune amende pendant un mois= 1 point. 

 

Ceux qui ont quelques points en moins au compteur, pourront aussi voir effacer leur ardoise! 

 

Et comme faut quand même pas déconner, ceux qui commettent des infractions susceptibles de leur faire perdre 12 ou 24 points (le permis émirien est doté de 24 points), ne seront pas elligibles à grande loterie des "white points" pour une année entière!

 

L'expérience vise à réduire les accidents, toujours plus nombreux sur les routes. Quant à Al Habtoor, le groupe aux activités diverses (automobiles, immobilier, construction...) réalise une belle opération marketing. 

 

 

http://www.7daysindubai.com/Dubai-s-white-points-scheme-reward-motorists/story-19830412-detail/story.html

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Syrie : et les Kurdes dans tout ça ?

Publié le par Marine HAY

  Les Kurdes, grands oubliés de la guerre civile syrienne, sont pourtant bien présents dans leurs petits fiefs. Après quinze jours d'affrontements entre les troupes de Bachar et l'Armée syrienne libre, dans la ville de Rass al-Ain (Sêrékaniyé en kurde), les Kurdes ont été quelque peu absents. Il a donc fallu que  Saleh Muslim, le chef du PYD, le principal parti kurde syrien vienne rappeler l’engagement des Kurdes dans le conflit syrien et dénoncer l’ingérence turque au sein de la coalition.


Saleh.jpg
Évidemment, d’Est en Ouest, du Nord au Sud du Kurdistan, l’ennemi des Kurdes est toujours le même : la Turquie. Et Saleh Muslim l’a rappelé avec véhémence, le 26 février, lors de sa conférence à Paris. Puur lui,  le régime syrien était le meilleur ennemi de la Turquie - du moins quand le sujet a trait aux Kurdes. 

 

Car avant le début du conflit, le président Erdogan n’aurait eu aucun remords à s’accorder sur le sort réservé aux Kurdes.  Mais une fois  l’air du temps un peu roussi pour son homologue, il était temps pour la Turquie  de chercher d’autres alliés en Syrie, et de pousser la coalition dans un conflit armé (ce à quoi les Kurdes s’opposaient dans un premier temps, préférant réserver l’usage des armes à l’auto-défense, sous peine de se voir taxés du sobriquet de terroristes par Assad). Un soutien aux révolutionnaires, conditionnés à un consensus sur la question des Kurdes.


Pourtant, Saleh Muslim a rappelé que les Kurdes aussi ont pris les armes contre le régime. Certes, cela a servi leurs propres intérêts : créer leurs propres infrastructures administratives dans le Kurdistan Syrien, administration dont la plus haute instance est le conseil suprême kurde, qui soutient bien sûr la révolution, mais aussi et surtout (dans un premier temps ?), la reconnaissance de l’identité nationale des Kurdes dans la constitution syrienne.
Or ce conseil suprême Kurde est aujourd’hui rejeté de la coalition. A qui la faute ? Oui, encore les Turcs. « Les frères musulmans s’opposent à notre entrée dans la coalition » a rappelé Saleh Muslim, n’hésitant pas à affirmer que derrière les frères musulmans, Ankara était à la manoeuvre.
 
En revanche, si la situation est bloquée côté coalition, Saleh Muslim se réjouit d’un accord qui pourrait bien faire avancer les choses dans le conflit entamé le 15 mars 2011.  Un accord de paix a été signé entre les forces kurdes et l'armée syrienne libre.

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