Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Palestine, terre fertile pour les arts

Publié le par Marine HAY

  L'humanité y a fait ses balbutiements. Les trois grandes religions y concentrent leur histoire. Intitulée la création de la Palestine, cette exposition revendique la créativité d'une terre, et d'un peuple bafoué.

 

On ne peut pas parler de la Palestine sans évoquer son histoire et son incertain destin. Et les sujets s'invitent comme thèmes principaux de l'exposition à l'Institut du monde arabe. Peut-être à tort, l'exposition est consacrée à la vie quotidienne des Palestiniens confrontés à un conflit dont ils sont présentés comme les victimes. Mais le but est de montrer que malgré l'état de siège, malgré les armes, les morts et la misère, l'art vit en Palestine. Sur place ou à l'étranger, il cherche son unité, d'où l'importance d'une telle exposition. S'agit-il d'une mode? Il est assez aisé de constater que c'est tout l'art plastique arabe qui tend à connaître un certain succès. Plusieurs signes en sont la preuve à travers le monde. Les ventes aux enchères d'abord, celles de Dubaï en 2007 et 2008 organisées par Christie's, puis cette année l'exposition «New Art from the middle east, orchestrée par Georges Saatchi et présentée à Londres, qui comprenait surtout des œuvres de jeunes artistes. Enfin, et plus proche de notre sujet cette fois, la biennale de Venise a ouvert pour la première fois cette année un espace dédié à la Palestine.

Les supports de l'exposition parisienne sont variés: photos, sculptures sur des os, tableaux, et plus généralement « objets d'art ». Ainsi une tente d'Emily Jacir, sur laquelle les réfugiés des camps ont brodé le nom de leur village, détruits. Ou encore cette pièce, dans laquelle on peut errer, comme projeté dans un autre monde au milieu de ballons contenant des photos d'enfants. Mais le clou, et la force de l'exposition ce sont les films diffusés. Des écrans dans tous les sens. Enchainement de photos sur fond sonore, témoignages de femmes qui vivent dans les camps. L'Odyssée de l'espace à la palestinienne qui a inspiré l'affiche de l'événement attire le public. On y voit la vidéaste, Larissa Sansour, en cosmonaute, s'attribuant la Lune (faute de récupérer son propre territoire?). On ressort de l'exposition, touché, pensif au moins. La rencontre avec ce monde de souffrances ne laisse pas indifférent. Mais c'est aussi un monde d'espoir, où l'enfance tient une place de premier choix, où l'art crie sa volonté d'exister... comme son pays d'origine.


Jusqu'au 22 novembre 2009, à l'Institut du monde arabe, 1 rue des fossées saint Bernard.

Commenter cet article