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Les émigrés qui romancent leur mère patrie

Publié le par Marine HAY

Pour comprendre le moyen orient, il n'est pas toujours nécessaire de le visiter. Tout simplement parce qu'on est un touriste et que les locaux nous considèrent comme tel. Au fond d'un bus climatisé, au bord d'une piscine chlorée, ou attablé autour d'un buffet plus français qu'exotique, il est difficile de cerner ce qui fait la vie quotidienne des Turcs, des Iraniens, des Égyptiens, ou des Afghans (à l'époque où il y avait encore des touristes, et ça remonte à loin). La télévision bien sûr apporte son lot de vérité, mais souvient brute, sans les clés d'un monde de conventions et de sous-entendus.

 

Heureusement, il y a les livres. Ah! Passer quelques heures à voyager, à sentir, à voir, et à s'émouvoir. Plusieurs écrivains se font les passeurs d'un monde à l'autre. C'est un statut qu'il revendique à force de mots. Plusieurs d'entre eux ont vécu "là-bas", les premières années de leur vie, avant de fuir leurs pays: Khaled Hoseini, Atiq Rahimi. D'autres se sont servis d'une atmosphère qui leur est familière, de coutumes et de traditions familiales, comme Elif Shafak et sa bâtarde d'Istanbul. Tous ont pour point commun de connaître le mode de pensée occidental, au point de l'avoir souvent assimilé. Grâce à leur littérature, ils replongent au coeur des souks de leur enfance avec nostalgie et nous emmenent avec eux.

 

Alors, parez vous de vos plus beaux bijoux clinquants, d'une Oud envoutante, entrainez vous au youyous et rentrez dans le monde merveilleux des mille et un livres.

 

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