Dimanche 21 juin 2009
 

(Photo: FlickR: looking4poetry http://www.flickr.com/photos/looking4poetry/3637332556/)

C'est surement un peu brutal. Oui, cela en choquera plus d'un. Les Iraniens prennent une voie qui ressemble étrangement à celle de 1979.

 

La rue manifeste, le pouvoir maintient son autorité à coups d'arrestation. Les Iraniens veulent du changement. Ils supportent une nouvelle figure emblématique. C'est en 2009. Et c'était en 1979, aussi. L'Ayatollah n'avait pas pris le pouvoir par la force, le Shah D'Iran avait fui, devant la pression de la foule. Les différents courants politiques s'étaient réuni à l'époque pour assurer la révolution, devenue ensuite islamique. Aujourd'hui, c'est Moussavi. Tous le soutiennent. Ceux qui n'ont pas voté, « puisque de toute façon rien ne changera », envoient maintenant des messages via facebook pour « soutenir le peuple iranien ».

 

Mais attention! Rappelons qui est Moussavi: un MODERE, et non un réformateur. L'homme a déjà gouverné dans les hautes sphères du pouvoir, il a été premier ministre. Alors, si la figure qu'on présente comme le nouvel espoir d'un pays seul contre tous, avait réellement voulu changé la voie choisie par les islamistes, il aurait pu. Le vrai réformateur, c'était Karoubi. Et point de manifestation en soutien d'un modéré. Ceux qui n'ont pas voté ( et j'en suis désolée), doivent assumer les conséquences de leur choix, car jusqu'à preuve du contraire, Ahmadinejad a gagné. Et s'il est prouvé que c'est Mir Hossein Moussavi, pas sûr que le changement soit radical.

 

Alors je poursuis ma comparaison. Manifester pour un changement, c'est bien, mais pour qui? pour quoi? Les Iraniens sont maitres de la rue, qu'ils se rendent maintenant maîtres de leur destin.

Par Marine HAY
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Se souvenir que le Shah d'Iran avait conduit son peuple à son émancipation mais aussi à l'élévation de son mode de vie, même si on pouvait lui reprocher bien des choses. Mais après son départ, après le refus de la France (merci M. Giscard d'Estaing !) de l'accueillir sur le sol français, à quoi assistions- nous ? À la mise en place d'un régime islamiste totalitaire entièrement rétrograde (je pense par exemple à la place des femmes et à la condition sociale en général). Et aujourd'hui, le jeu politique de l'Iran est paradoxal. L'homme qui se prévaut de la démocratie directe et qui refuse de céder face au pouvoir n'est qu'un ancien rouage de cette révolution islamiste en marche. Est-ce lui le symbole du changement et de la modernité, dur refus de ce régime totalitaire imposé par les "barbus" ? On ne nous el fera pas croire, en tout cas pas à ceux qui pensent qu'il faut un vrai retour au libéralisme en Iran appuyé sur les traditions ancestrales. Un vrai régime laïque qui émancipe ce pays malheureusement attardé dans bien des domaines.
Commentaire n°1 posté par Gilles Brochard le 21/06/2009 à 23h05

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus