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Plus de 3 millions de téléspectateurs pour la French Touch!

Publié le par Marine HAY

Aux Émirats Arabes Unis j'ai suivi trois Français heureux : Cécilia est professeur de danse, Maxime chef cuisinier, et Morgan, cordonnier. Chacun a réussi grâce à ce petit charme supplémentaire qui séduit les cheikhs : leur savoir-faire, leur formation, leur expérience et la renommée de leur pays dans certains domaines. De Dubaï à Abou Dhabi, ils vivent dans un monde de luxe, où le confort et les activités leur font oublier l'éloignement avec leur pays natal, et des règles de vie parfois pesantes.

Voici le lien en replay: http://m.mytf1news.fr/video/v-53a3f51cb4432

Diffusé samedi 21 juin sur TF1, dans l'émission Reportages, "La French Touch aux Émirats" a réuni 3400 000 téléspectateurs. Merci!

Les Français aux Émirats brillent grâce à leur savoir faire/ DR

Les Français aux Émirats brillent grâce à leur savoir faire/ DR

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Aux Émirats il y a Dubaï, et les chameaux

Publié le par Marine HAY

Aux Émirats il y a Dubaï, et les chameaux

Je partage cette petite chronique de ma consoeur Nathalie Gillet, correspondante pour France 24 et RFI. Elle est le fruit d'une rencontre que nous avons partagé, le temps d'une nuit, au milieu du désert, loin des gratte-ciel, même carrément au raz du sol. Aucune habitation en dur à des kilomètres à la ronde, et pour une fois, plus d'Émiratis que d'expatriés, ce qui est assez rare pour être noté....

http://nathaliegillet.blog.lemonde.fr/2014/06/10/de-lart-de-choisir-la-bonne-chamelle/

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Courrier d'une lectrice à Roland Dumas et Charles Crettien: Dubaï bientôt aux Iraniens? Farfelu!

Publié le par Marine HAY

Courrier d'une lectrice à Roland Dumas et Charles Crettien: Dubaï bientôt aux Iraniens? Farfelu!

Chers Messieurs Dumas et Crettien,

Jusqu'à la page 66, j'étais intéressée, pas toujours d'accord mais ouverte, à l'analyse de votre ouvrage commun, Nouveaux Enjeux Internationaux, Guerre ou Paix, publié au Cherche midi.

Mais ça, comme dit la pub, c'était avant. Avant la fameuse page 66, et le paragraphe consacré aux Émirats. Un chapitre qui a de quoi attiser la curiosité quand on connait les qualifications de M. Crettien, ancien ambassadeur des Émirats, mais qui se révèle très décevant.

Il est d'emblée introduit par un préjugé assez simpliste: parce que sunnites, les Émirats seraient « méfiants, voire hostile, à l'égard du pouvoir alaouite de Damas, et bien évidemment, hostiles à Téhéran ». Très vite, vous vous contredisez, en rappelant que la grande communauté iranienne a construit sa propre mosquée et son école à Dubaï. Pensez-vous que cette communauté n'aurait ne serait-ce qu'un droit de cité à Dubaï, si le pouvoir y était réellement hostile? Dans cette monarchie où le droit est d'abord celui du plus riche- et donc celui de l'émir- aurait-on laissé construire une mosquée chiite?

Dans mon article publié en décembre dernier dans le courrier de l'Atlas, j'avais souligné les rapports ambigus des Émirats avec les différents acteurs du conflit syrien. Les Émirats ne s'opposent qu'à demi-mot à Bachar. Une opposition qui n'ont pas empêché la sœur et la mère de ce dernier d'y trouver refuge en 2013...

Ce que j'ai retenu de la politique des Émirats, c'est qu'elle est moins sensible à l'orthodoxie religieuse qu'à celle du business! Un business qui repose essentiellement sur sa stabilité politique, il est vrai.

C'est pourquoi je ne crois pas un seul instant votre prédiction concernant la future annexion de Dubaï par l'Iran, après une chute que vous considérez comme inévitable. Vraiment? Je n'y croyais pas moi-même, mais il faut bien se rendre à l'évidence. Dubaï est en passe de réussir son pari et s'enrichit chaque jour du passage des Jet-setteurs et autres évadés fiscaux que vous semblez tant mépriser dans votre ouvrage...

Vous négligez au passage les sanctions prises à l'encontre des Iraniens depuis 2010 sous la pression internationale, et qui fut un véritable coup d'arrêt pour la diaspora iranienne de Dubaï. Gels des avoirs, ouvertures de sociétés devenues compliquées, l'émirat a dû se priver d'un commerce qui a longtemps fait son beurre. Mais si ces années furent douloureuses pour l'émirat, c'est d'abord l'Iran qui fut le plus affecté. Il est vrai que la cité-État et l'état persan ont longtemps été interdépendants. Mais l'ouverture de Dubaï sur le monde, pendant que l'Iran se voyait contrainte à l'autarcie, a changé la donne!

A ce titre, je vous invite à lire cet article très documenté : http://orientxxi.info/magazine/dubai-capitale-economique-de-l,0467

Si vous émettez une hypothèse aussi hasardeuse, messieurs, c'est aussi que vous doutez de la cohésion de la fédération. Certes, les rapports entre Dubaï et Abou Dhabi sont parfois houleux. Mais c'est, à mon sens, une concurrence saine, entre deux pièces complémentaires d'un même puzzle: d'un côté Dubaï l'extravagante, de l'autre Abou Dhabi la culturelle, assise sur ses millions de barils. Si Abou Dhabi était si détachée du sort de Dubaï, quel intérêt de sauver la cité en 2008, après la crise? C'est bien parcequ'elle est la vitrine de tout un pays, et c'est d'ailleurs elle qui accueillera l'exposition universelle en 2020.

Quant à la francophilie d'Abou Dhabi, vous avez raison. Le cœur de la capitale balance pour les Français, tandis que Dubaï est plus anglo-saxonne. Nous ne tarderons pas à le vérifier lors du renouvellement de la concession Total, j'en fais le pari.

En revanche, votre désamour de la politique menée par Nicolas Sarkozy et François Hollande vous perd en conjecture quant à la base interarmées installée à Abou Dhabi depuis 2009. Vous semblez omettre que c'est à la demande des Émirats que la base a été installée. Dans des conditions, d'ailleurs inédites et frustrantes: il s'agit de la seule base française dans le monde installée sur un sol qui n'appartient pas à l'hexagone. Dans les faits, cela signifie que les règles émiraties prévalent sur les règles françaises.

Vous vous interrogez encore sur « l'intérêt pour la France d'entretenir la-bas quelques frégates, et leur équipage », et vous avez raison quand vous affirmez qu'on les « voit mal poursuivre sur les eaux du golfe de nouveaux corsaires persans. »

Mais cet intérêt, messieurs, il est simple et vous l'avez mentionné un peu plus haut. « Les marchands d'armes ont profité de ce climat de confiance pour accrocher des marchés ». Vous remarquerez d'ailleurs que ce n'est pas un hasard si l'ambassadeur nommé en septembre dernier, Michel Miraillet, est une figure du ministère de la défense, où il fut un temps directeur chargé des affaires stratégiques.

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