Vendredi 16 janvier 2009
          Nous sommes le 16 décembre quand Pierre Desmarest, Enzo Djeballi et moi nous rendons à Pierrefitte sur seine dans le 93. Imaginez trois étudiants, plutôt bon chic bon genre, caméra à la main débarquant dans le département tant rédouté. Qui pouvait bien nous attirer là? Un personnage hors du commun, sans aucun doute. Et c'est bien le cas de Hibat Tabib.
          Exilé iranien en France après s'être opposé au régime du Shah et à la prise de pouvoir des Islamistes, l'histoire de Hibat Tabib sort du commun. En France, son histoire commence lorsqu'il obtient un visa et quitte la Turquie pour le pays des droits de l'homme. Juriste, il décide d'agir ici aussi, et s'implique dans la vie des quartiers, ce qu'il fait toujours. Il garde un oeil sur son pays d'origine, et nous apporte dans cet interview un point de vue libre et militant.
          Son livre, Téhéran-Paris est publié aux Editions de l'Atelier.
Par Marine HAY
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Lundi 5 janvier 2009
         

Entre Israël et les palestiniens, les hostilités ont repris. Tirs de rockets d'un côté, offensive terrestre et aérienne de l'autre. Plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés. L'opération "plomb durci" a indigné la France.


          "Israël assasin! [...] Nous sommes tous des palestiniens!". Samedi, Paris a résonné aux slogans des manifestants pro palestiniens. Des hommes, des femmes et une petite fille qui crie aussi fort qu'elle peut contre les "sionnistes". Peut-être que pour elle, tout cela est un peu compliqué mais pour ces milliers de gens qui défilent, l'ennemi c'est Israël et les revendications sont les suivantes: l'arrêt immédiat de l'offensive israélienne, la levée du blocus, des sanctions européennes envers l'état hébreu et la création d'un état palestinien.
          Le collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens a organisé cette manifestation avec le concours des différentes associations qu'il regroupe. Dans la rue, la communauté arabe, musulmane, dominait en nombre, mais la protestation s'est essentiellement concentrée sur la question palestinienne.
















Une action à l'échelle européenne

           Au coeur des 25000 personnes réunies ( selon les organisateurs, 6000 selon la police), on a pu voir la banderole d'une association juive, l'union juive française pour la paix. Sur son site, ( http://www.ujfp.org), l'association défend une position délicate: elle soutient la création d'un état palestinien et condamne les colonialistes isaéliens.
          En tête de banderole, on retrouvait les politiques, venus en marque de soutien au peuple palestinien. Olivier Besancenot, chef du Nouveau Parti Anticapitaliste milite pour une réponse européenne à l'offensive israélienne en accord avec les recomandations de l'ONU. Il propose que l'Union Européenne sanctionne l'état hébreu, afin d'obliger Israël à susprendre l'opération en cours et le blocus. A quelques pas d'Olivier Besancenot, c'est Marie-Georges Buffet qui prône elle aussi une action collective de l'Union Européenne.

















          Et Nicolas Sarkozy? Aucun des deux ne commentent les rencontres avec Tzipi Livni et Saad Hariri. Dans le but de trouver une solution à la crise, le président de la République avait rencontré la ministre des affaires étrangères israélienne et le premier ministre libanais.
Par Marine HAY
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Dimanche 21 décembre 2008
Chers lecteurs et lectrices, 
Aujourd'hui j'ouvre mon blog à mes amis étudiants du monde entier, afin d'apporter des nouvelles fraîches des quatre coins du monde ou presque. Emirats Arabes Unis, Canada, Ecosse, Belgique, les étudiants vous informent.

Aujourd'hui, c'est Adel Ismail qui nous écrit d'Abu Dhabi pour nous raconter la visite de Jacques Chirac à la Sorbonne

 

Abu Dhabi, 14 décembre 2008.

L'université de la Sorbonne d'Abu Dhabi a reçue un invité de marque: l'ancien Président de la République française, Jacques Chirac. C'est dans le cadre d'une visite privée aux Emirats Arabes Unis que le Président a pu rencontrer les élèves de l'université française. Très aimé dans les pays arabes, notamment pour sa prise de position lors de la guerre en Irak, à laquelle il a refusé de prendre part, Jacques Chirac a posé volontiers aux côtés des élèves.

A cette occasion, il a expimé sa gratitude au gouvernement des Emirats pour la confiance qu'il a placé dans l'enseignement français.

Dans son discours, l'ancien président a souligné l'importance de l'éducation. Il a également insisté sur l'avantage de se démarquer en tant qu'étudiants de la Sorbonne, à Abu Dhabi.

Adel ISMAIl

Par Marine HAY - Publié dans : EmArU
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Jeudi 4 décembre 2008
             Entre Orient et Occident, il existe une différence dans les rapports qu'entretiennent hommes et femmes.
        Les ballades main dans la main, les baisers des bancs publics, la dernière rupture de Susan Mayer et Mike Delfino. De Brassens à Desperate Housewives, la relation des sexes opposés fait l'objet de toute notre attention. Le couple se met en avant, le sexe n'est pas un tabou. Dans la vie des occidentaux, peu de différences: nous aimons nous exhiber en couple, nous parlons d'amour, de ce qu'on ressent pour son conjoint, ou de la haine qu'on lui porte après une rupture. La culture occidentale s'est libérée de cette pudeur qu'imposait le poids des moeurs. Est-ce un bien ou un mal? Je ne suis pas objecteur de conscience.
          Tout ce qu'on peut dire, c'est que les rapports entre les hommes et les femmes dans la culture arabe adopte des codes. Implicites mais clairs. Bien sûr, beaucoup de jeunes vivent à l'occidentale, mais seulement entre eux, loin du regard de leurs parents, entre amis. Ils fréquentent souvent des occidentaux et vivent dans le rejet complet de leurs traditions. Généralement, les contacts suivent des codes sous-entendus, en présence de la famille et même entre jeunes arabes. La société se charge de la bienséance. Le plus grand nombre décident des us et coutumes. De peur d'une quelconque rumeur, chaque rencontre a lieu en présence d'un tiers, il est rare q'un homme et une femme restent seuls.
          Pour les mariages, car il faut bien passer le pas, les époux se choisissent selon des critères rationnels: situation professionnelle, nationalité. Au premier abord, le sentiment amoureux ne compte pas. Quelle place laisse-t-on à la fameuse sensualité orientale? Où est donc passé le fantasme de la femme orientale, objet de tout les désirs? Je pense qu'il ne faut pas s'arrêter à cette stricte apparence de rigueur. Toutes ces règles exacerbent selon moi la concupiscence. Les rares rencontres prennent un sens très fort. Alors que dans les capitales européennes, la proximité telle que celle du métro se banalise, en Orient, cela n'est même pas imaginable.
          Le Caire, juin 2008. Rana est enceinte de 7 mois, elle est mariée depuis moins d'un an. Elle a 23 ans. Elle vit chez ses parents où elle préfère attendre son bébé plutôt que chez elle, cela la rassure, et il y a moins d'étages à monter. Son mari vit avec elle, chez ses beaux-parents. Il travaille la journée, et les retrouve tous le soir. Il est palestinien, comme elle. Quand il rentre, elle lui tend la main, furtivement, sans même croiser son regard. Il mange, il part se coucher, pendant qu'elle reste devant la télévision. Que se passe-t-il dans leur chambre quand elle le rejoint? Mes connaissances s'arrêtent là.
          Ces femmes jouent le rôle de mère avant le rôle d'épouse. La relation entre un enfant et sa mère importe beaucoup, contrairement à la relation de couple.

Nour, la série choc

          Tous les soirs, la famille de Rana, son père, sa mère et ses soeurs, qui rendent visite tous les jours à leurs parents se retrouvent. Ils montent le son de la télévision toujours allumée pour regarder Nour. Il s'agit d'un série turque doublée en arabe (syrien), dans le genre des Feux de l'amour, avec des acteurs un peu plus jeunes. "Un savant mélange d'amour "libre" à l'occidental et de valeurs arabes et mulmanes" nous dit l'observateur, site de France 24. On y suit les déboires de Nour et de son mari mais aussi d'une multitude d'autres personnages. Divorce, disputes, tourments constituent l'intrigue de la série. J'ai été assez surprise qu'on y filme des gens dans leur lit ( certes moins dénudés que dans les séries américaines), ou qu'on y parle de divorce. Ces aventures font scandale évidemment, mais on regarde tout de même. Les sujets sont un peu plus dilués que ceux de Desperate Housewives, mais cela ne m'a pas empêché de me demander si bientôt, on ne trouverait pas un Sex and the City version Cairote, sûrement bien avant de le trouver dans les rues.
Image non réduite



Les deux personnages principaux de Nour, la série qui passionne le monde arabe
Par Marine HAY - Publié dans : EmArU
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Mardi 2 décembre 2008

 


On a beau changer de monde en débarquant, la crise, elle, s'installe bel et bien à Dubaï. Les marchés financiers s'affolent dans le golfe. Les bourses de Ryad ou de Koweit-city dégringolent, et leur grande soeur, Dubaï la Magnifique, suit. La crise y touche surtout les titres des banques et les sociétés immobilières.

Dans un pays sans iceberg, la crise finira par se voir: Nakheel, le plus gros promoteur immobilier du pays annonce dimanche dernier le licenciement de 15% du personnel. le sheikh Mohammed Al Maktoum met en place un comité de crise.

Malgré tout, on sauve les apparences. Un chantier en construction, un autre annoncé. A peine inauguré l'Atlantis, cet hôtel de luxe sur l'île artificielle Palm Jumeirah, Nakheel a dévoilé le 5 octobre son projet nommé "Nakheel Harbour and Tower". Il coûte 38 milliards de dollars, et comporte une tour d'un kilomètre de haut, la plus haute du monde, à noter que l'une des plus récentes et des plus hautes est Burj Dubaï. Les trois autres îles artificielles ne sont elles, toujours pas achevée. Mais, surtout pas d'affolement, on parle seulement d'un "ralentissement".


La fin de l'ère prospère?

Avec le prix du Baril de pétrole qui avoisine les 50 dollars, c'est tout les émirats qui rencontrent ce "ralentissement". A Dubaï la crise immobilière, à Abu Dhabi et au Quatar, les cours du pétrole et du gaz qui chutent. Alors que l'essor de ce bout de désert coincé entre le golfe persique et l'océan Indien a surpris le monde entier en dix ans, on peut se demander si le déclin ne sera pas tout aussi fulgurant. C'est un monde pris dans un tel mouvement, un changement permanent, que tout y paraît éphémère. Un jour un chantier, le lendemain un immeuble, ça ne prend jamais fin. Alors la mayonnaise a-t-elle prise? L'illusion, à force d'éblouir a-t-elle convaincue? L'avenir du tourisme aux Emirats Arabes Unis le dira. C'est ce domaine qui finalement décide de l'essor économique futur du pays dans les prochaines années. Et pour cela, on peut espérer une poursuite de la libéralisation des moeurs des Emirats, qui ont de quoi faire fuir les touristes occidentaux (voir les instructions du ministère des affaires étrangères:http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/emirats-arabes-unis_12240/index.html) .

Par Marine HAY - Publié dans : EmArU
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